Noël Dourey (Pdci Renaissance) : « Je ferai campagne pour que le Rhdp prenne le pouvoir en 2020 » « Bédié est mon père, je ne le renie pas du tout » « Amadou Gon Coulibaly est la vraie cheville ouvrière du Rhdp »

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Noël Dourey (Pdci Renaissance) : « Je ferai campagne pour que le Rhdp prenne le pouvoir en 2020 » « Bédié est mon père, je ne le renie pas du tout » « Amadou Gon Coulibaly est la vraie cheville ouvrière du Rhdp »

(Photo d'archives pour illustrer l'article)

L'artiste Noël Dourey, membre fondateur du PDCI Renaissance qui fait partie du RHDP, se présente comme l'ambassadeur du parti dirigé par le président Alassane Ouattara. Il promet de faire campagne pour que ce nouveau parti prenne le pouvoir en 2020.
Quel sens donnez-vous, à la création du Rhdp-unifié ?
Nous avons créé le Rhdp parce que les Ivoiriens ont trop souffert des crises successives. Et donc, mus par un élan de solidarité contagieuse, ils ont sur inspiration du président de la République, président du Rhdp, M. Alassane Ouattara, comme un seul homme, répondu à son appel. C'est un appel pour que les enfants d'Houphouët ne soient pas dispersés, ne soient pas dans la division, mais qu'ils soient plutôt unis, et qu'ils soient fidèles aux idéaux de paix prônés par Houphouët Boigny. C'est le côté le plus important.
On vous a connu grand militant du Pdci-Rda et aujourd'hui, vous êtes au Rhdp. Est-ce une mutation ?
Ce n'est pas une mutation, c'est la continuité logique. Le Pdci, à un moment donné, a représenté un instrument de lutte pour notre accession à l'indépendance. Il a construit ce pays et aujourd'hui, nous pensons qu'il était bon qu'on lui donne cette dimension humaine, sociale, humaniste.
Que voulez-vous dire clairement ?
C'est pour dire que Houphouët Boigny, même étant à l'intérieur du Pdci, a posé des actes qui ont profité, et qui profiteront toujours à l'ensemble des Ivoiriens. Alors, le Rhdp, pour moi, ce n'est pas nouveau. C'est dans la continuité de la pensée du père-fondateur qui est de faire de la Côte d'Ivoire, un havre de paix soutenu par un développement harmonieux.
Aujourd'hui, le président du Pdci, Henri Konan Bédié, l'un des initiateurs du Rhdp, a pris ses distances vis-à-vis de ce parti. Qu'en dites-vous ?
Ce que je peux dire, c'est que le Rhdp est toujours celui que le président Henri Konan Bédié a créé. Il n'a pas changé. Dans la définition, il y en a qui veulent un Rhdp-unifié, il y en a qui veulent un Rhdp de groupement de partis politiques. Il n'y a pas de différence.
Ah bon ?
Oui, ce sont des interprétations. A mon sens, le Rhdp doit représenter ce creuset qui rassemble les enfants d'Houphouët Boigny. Et c'est ce Rhdp qui a pour président Alassane Ouattara, qui pour moi, est le plus crédible. C'est ce Rhdp qui est la plate-forme des rassemblements des idées de paix et de développement, de solidarité, qui font que la Côte d'Ivoire avance. C'est à ce Rhdp que j'appartiens.
Vous n'êtes donc pas du camp de Bédié...
Je n'appartiens pas à un Rhdp qui se veut une plate-forme de partis autres que ceux qu'Houphouët Boigny a inspirés, un Rhdp qui a combattu Houphouët Boigny. Personnellement, c'est un Rhdp auquel je ne peux pas adhérer.
Pensez-vous vraiment que la majorité des Ivoiriens adhère au Rhdp-unifié ?
Vous avez vu la déferlante la dernière fois au stade Houphouët Boigny. Vous avez vu 100 000 personnes, tant dans l'enceinte du stade qu'à l'extérieur, les yeux rivés sur les écrans géants installés. Si vous multipliez cela par les réseaux sociaux qui étaient en direct, dans les foyers, à travers toute la Côte d'Ivoire, même hors du pays, on peut sans risque de se tromper, dire que l'adhésion au Rhdp, c'est déjà un acquis.
On peut donc s'attendre à un Rhdp-unifié au pouvoir en 2020 ?
Ce n'est même pas à discuter. Nous ferons campagne pour que le Rhdp prenne le pouvoir en 2020. Parce que c'est ce qu'il y a de meilleur pour la Côte d'Ivoire. C'est tout. Je répète que je ferai campagne pour que le Rhdp conserve le pouvoir.
Mais sérieusement, vous et Bédié, c'en est fini alors ?
Le président Bédié, à Daoukro, en 2014, nous a dit, donnons un autre mandat au président Alassane Ouattara. Mais dans mon esprit, un mandat, c'est 5 ans. C'est de 2015 à 2020. Vous n'allez pas me faire passer pour un enfant qui n'obéit pas à son père.
Vous venez de dire que Bédié est votre père. Pourquoi ne le suivez-vous donc pas ?
Oui ! Bédié c'est mon père. Je ne le renie pas du tout. Il m'a donné des consignes fermes à Daoukro. Il a dit donnons un second mandat au président Alassane Ouattara, c'est ce qu'on fait. La fin du mandat, c'est en 2020. Mais moi, je ne suis pas d'accord, je ne rentre pas dans la polémique avant 2020.
Votre père Bédié dit qu'il n'est plus Rhdp et qu'il se consacre à son parti, le Pdci...
Mais pourquoi il dit cela ? Moi, il n'avait pas demandé mon avis quand il a lancé l'appel de Daoukro. Il ne demande pas mon avis et il se retire. Alors, comme je suis son fils, dois-je subir toutes ses prises de position ? Non, je ne suis pas d'accord avec mon père.
C'est donc clair. Votre choix est fait...
Oui, je suis Rhdp. Celui du président Ouattara. Mais honnêtement, comment voyez-vous la Côte d'Ivoire aujourd'hui ? Les Ivoiriens sont heureux de savoir que l'idéal d'Houphouët, sa mémoire, sa pensée n'ont pas disparu. Les Ivoiriens dans leur grande majorité, retrouvent la Côte d'Ivoire d'Houphouët Boigny.
Qu'entendez-vous par Côte d'Ivoire d'Houphouët ?
C'est ce havre de paix, qui ne faisait aucune différence entre ses enfants. Où il n'y a pas d'Ivoiriens de première et de deuxième catégorie. Parce que Houphouët a compris très tôt qu'ensemble dans l'intégration, avec les non Ivoiriens , on pouvait construire cette Côte d'Ivoire, à l'instar des États-Unis.
Ouattara hérite donc de cet objectif ?
Bien entendu. Pourquoi aux États-Unis, un pays qui a des centaines de millions d'habitants, il n'y a pas de troubles, il n'y a pas de coup d'État ? Mais parce que c'est la stabilité. Et c'est à cela que le président Alassane Ouattara nous envoie. Notre pays ne doit plus subir les soubresauts, les humeurs, le théâtre d'affrontements sanglants. Depuis le 26 janvier 2019, le Rhdp est en train d'écrire une autre page de l'histoire de notre pays.
Que pensez-vous de l'avenir du Rhdp ?
Vous savez que la création du Rhdp n'a pas été un long fleuve tranquille. Des difficultés peuvent exister, mais on a toujours l'espoir. Et le voeu qui m'est cher, est que le président Ouattara et son aîné Bédié se rencontrent pour parler parce qu'il s'agit de la Côte d'Ivoire et non d'orgueil ou d'amour propre.
En allant au congrès du Rhdp au Stade Houphouët Boigny, vous considérez-vous comme un enfant adultérin comme Bédié l'a dit pour ceux qui sont dans votre cas...
Moi je ne suis pas un enfant adultérin. J'ai été au stade Houphouët Boigny parce qu'il y avait une seule épouse : la Côte d'Ivoire. Tous les enfants de Côte d'Ivoire, sont les enfants d'Houphouët. A partir du moment où tous les enfants de Côte d'Ivoire sont les enfants d'Houphouët, ce sont des enfants légitimes. D'ailleurs, je regrette que le président Bédié ne s'inspire pas de la philosophie d'Houphouët qui est de ramener ses enfants à lui. Houphouët n'aurait jamais permis le départ de ses enfants. Il les aurait appelés, sermonnés à la limite, et la paix serait revenue dans la famille. Mais hélas, mille fois hélas !
Dans certaines de vos rencontres, vous ne manquez jamais d'évoquer le Premier Ministre Amadou Gon Couliblay et d'être parfois dithyrambique...
Permettez-moi de le saluer encore. Amadou Gon Coulibaly est la vraie cheville ouvrière du Rhdp. Moi, je crois qu'il a le don d'ubiquité. Il est partout en même temps et partout à la fois. Il abat un travail extraordinaire, toujours à l'écoute de ses concitoyens. Si ce n'est pas de l'eau qu'il donne, c'est de l'électricité, ce sont les routes, les ponts, les écoles, les Universités et les hôpitaux.
Que cachent vos prises de position tranchées, souvent dans des situations conflictuelles, que ce soit au niveau de la culture, des partis politiques ?
Quels sont ces conflits ? Où sont ces conflits ? Pourquoi voulez-vous inventer les conflits ? Au Burida, ce sont des divergences d'intérêt. Des divergences ne sont pas des conflits. Les conflits engendrent des points de non-retour. Il s'agissait de quoi ? Aujourd'hui, Mme Viera a signé le contrat avec la chaîne cryptée que vous connaissez. C'était notre but, que ladite chaîne discute directement avec le Burida et que l'argent soit reversé au Burida. C'était le but de notre combat. Et c'est ce qui s'est passé. Où sont alors les conflits ?
Interview réalisée par


source : Linfodrome    |    auteur : Interview réalisée par Adolphe ANGOUA

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