''Bédié et Gbagbo condamnés à sauver la Côte d'Ivoire''

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''Bédié et Gbagbo condamnés à sauver la Côte d'Ivoire''
Bédié, Gbagbo et les autres leaders ont la ferme obligation citoyenne et patriotique de s'entendre et de s'unir au nom de la Côte d'Ivoire. L'actualité politique de la fin de semaine dernière nous informe qu'une délégation du FPI de l'ancien président de la République, Laurent Gbagbo, conduite par le ministre Assoa Adou, est allée, ce jeudi 23 mai 2019, à Daoukro, chez l'ancien président de la République, Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA, pour y rencontrer une délégation de ce parti avec à sa tête le ministre Maurice Kakou Guikahué.

Les premiers pas de l'union

À l'issue de leurs échanges, un communiqué final a été publié. Annoncent-ils les premiers pas d'une union en gestation? Nous nous félicitons de ce que ces petits pas entre deux ex-partis au pouvoir, le PDCI-RDA, de 1959 à 1999, et le FPI, de 2000 à 2011, seront, assurément et dans un futur très proche, avant 2020, des grands pas qui vont sauver la Côte d'Ivoire de ce péril politique antidémocratique qui pointe, déjà, à l'horizon 2020.

Lorsque l'on a été au pouvoir d'Etat comme ces deux anciens présidents de la République, l'on doit certainement être en mesure de savoir sagement ce qui est bien et ce qui est mal, ou bien ce qui est bon et ce qui est mauvais pour son pays. Sinon, l'on l'aura été en vain ! La Côte d'Ivoire et la Démocratie ont vivement, aujourd'hui plus qu'hier, besoin des immenses expériences politiques de Bédié et de Gbagbo pour les sortir de cette gadoue politique dans laquelle celles-ci sont empêtrées exprès.

Ces deux éléments clés de notre existence commune qui devraient constituer notre espérance politique et notre espoir de vie commune d'exister, et de vivre paisiblement ensemble sont en train de voler en éclats. Leurs bafouements sont-ils en train de prendre des proportions nationales inquiétantes et totalitaires incompréhensibles.
Le tableau politique sombre les appelle au chevet de la Côte d'Ivoire


Les violations quotidiennes des droits de l'homme, les violences politiques avec morts d'hommes à cause de simples élections locales, l'immixtion délibérée et flagrante de l'Etat dans le fonctionnement des partis politiques pour diviser au maximum les Ivoiriens; la propension assumée par l'autorité reconnue suprême de vouloir coûte que coûte instituer une pensée unique au détriment de la vie démocratique nationale plurielle, un processus longtemps acquis et après près de trente années; des tueries à l'emporte-pièce dans nos villages et régions. Dans une République devenue celle des menuisiers fabricants et distributeurs de tabourets prompts à les arracher à des dignes citoyens pour les humilier.

Un tel tableau politique et démocratique très sombre exige de tous ceux qui aiment encore ce pays de se convaincre ouvertement qu'il n'y a plus du tout et actuellement de camp idéologique ou bien de position politique tranchée pour chercher à sauver, à tous les coups, le pluralisme politique, la démocratie et la Côte d'Ivoire. Et se réunir au chevet de la Côte d'Ivoire. Il n'y a pas, à l'heure actuelle, mieux placé que Bédié et Gbagbo qui ont été respectivement, de 1993 à 1999 et de 2000 à 2011, les chefs d'Etat de ce grand pays, pour mieux apprécier les dures affres de la négation de la démocratie et de la République dont ils ont été d'illustres victimes.

Lorsque l'un et l'autre ont été des grandes victimes des dénégateurs de la démocratie, et des anti républicains; c'est le moment pour ces deux personnalités déshonorées et humiliées de s'en souvenir et de prendre toutes leurs responsabilités politiques et citoyennes, devant l'histoire, pour lancer le holà qui sauve en Côte d'Ivoire et la Côte d'Ivoire. En disant haut et fort et à l'unisson, et au nom du patriotisme ivoirien éclairé : "Holà ! Ça suffit! Attention! Il s'agit bien de la Côte d'Ivoire de Félix Houphouët-Boigny."

Et chercher à prendre en mains les choses pour créer les conditions générales d'un véritablement enracinement de la démocratie républicaine dans les moeurs politiques ivoiriennes et donner une vraie chance à son évolution apaisée et pacifique dans la vie politique de notre pays. Même si Bédié et Gbagbo n'étaient pas intéressés à rempiler, qu'ils le fassent au nom de la Côte d'Ivoire, pour la Côte d'Ivoire et pour ceux qu'ils voudraient bien adouber et soutenir lors de la prochaine présidentielle. La Côte d'Ivoire a besoin de leur union politique et de leur solidarité citoyenne agissante. Ils n'ont plus droit à l'erreur.
Leur histoire leur exige une union politique

L'aîné fut victime d'un coup d'Etat inacceptable et incroyablement, et de surcroît, à dix mois de la fin de son mandat constitutionnel. Le cadet fut victime de l'une des violences politiques les plus inouïes et les plus abjectes en démocratie et il fut injustement déporté aux Pays-Bas, durant près de huit ans. Son éloignement arbitraire des siens continue encore de faire des vagues, de susciter des émotions et des désapprobations !

Lorsque l'un et l'autre ont subi pareilles humiliations, ils doivent désormais prendre conscience qu'ils n'ont plus le temps de tergiverser pour prôner l'union politique et citoyenne pour regarder la Côte d'Ivoire et la sauver des mains infectes et ensanglantées. Non plus, il n'y a plus dans ce cas d'urgence politique nationale, d'amour propre pour soi-même, ni d'orgueil personnel pour défendre son pays et la démocratie contre ce qui constitue un grave danger contre la survie de son pays et de la démocratie en lesquels ils ont cru durant toute leur existence. La Côte d'Ivoire, le pays qu'ils ont eu le privilège colossal de gouverner, et la démocratie pluraliste, le système politique le moyen dangereux pour l'homme dont ils savent l'importance, sont en danger de mort !

Bédié (PDCI-RDA) et Gbagbo (FPI) doivent comprendre la nécessité absolue de sauver la Côte d'Ivoire et la démocratie du péril certain qui se profile à l'horizon 2020 à cause des générations futures et pour celles-ci. Ils n'ont plus intérêt à vouloir cavaler seul et individuellement sur le plan politique en ces moments cruciaux de notre vie nationale. Non plus, ils n'ont pas le droit de louvoyer avec l'urgence politique nationale à travers les accords d'intelligence politique et patriotique qu'ils se proposeraient actuellement.

Ils sont mieux placés que quiconque pour savoir qu'ils ont joué avec le feu qui couvait sous les cendres de la politique politicienne, de l'imposture politique et du mensonge éhonté qui ont permis aux uns et aux autres d'atteindre leurs objectifs jamais avoués ni déclarés de mettre la Côte d'Ivoire, notre pays, en coupe réglée.

Ils ont été, chacun de son côté, brûlés à des degrés divers. Maintenant, ils doivent l'avoir suffisamment compris pour bouger ensemble. Alors, ont-ils l'obligation de se mettre absolument ensemble pour sauver la Côte d'Ivoire. Ils sont condamnés à sauver la nation ivoirienne pour laquelle ils doivent sûrement avoir de grands regrets de n'avoir pas agi suffisamment en sa faveur comme il le fallait et il se devait. À cause peut-être de ce manquement criant, leur heure n'est plus non plus au temps des regrets lorsqu'il s'agit du pays que l'on a gouverné au plus haut niveau de l'Etat.

Chacun des deux ex-présidents de la République a dû, certainement, de la position où il se trouve présentement, à Daoukro ou bien en Belgique, faire le bilan de sa propre gestion de la Côte d'Ivoire républicaine et démocratique, et de sa propre vie politique. Et surtout leur bilan respectif dans les cadres flatteurs des alliances politiques qu'ils avaient délibérément contractées, de part et d'autre, dont les résultats les condamnent tous les deux à se réveiller.

Ils ont été successivement, dans le front républicain, le 18 avril 1995 et dans le groupement des houphouëtistes, le 18 mai 2005. Ils doivent maintenant regarder les Ivoiriens droit dans les yeux et leur dire : " Avais-je fait et bien fait ce que je devais pour mon pays, la Côte d'Ivoire? " Comme se posait aussi cette question patriotique le président Félix Houphouët-Boigny, de vénérée mémoire.

Leur passé politique les y contraint

À 85 ans, le deuxième chef d'Etat de Côte d'Ivoire l'a déjà publiquement reconnu dans une interview à une télévision internationale, à propos de son soutien avéré et très fort au président Alassane Ouattara : " (...) après coup, je le regrette." Ce regret doit être sûrement aussi pour celui qui, à 74 ans, est devenu, par la force des choses, l'homme politique africain le plus mondialement célèbre de ces dix dernières années.

Leurs regrets respectifs de n'avoir pas suffisamment agi en faveur de la Côte d'Ivoire, et si c'en était réellement le cas, devraient, maintenant, être le levain de leur union pour la Côte d'Ivoire. Et mis au profit de leur union politique et patriotique sacrée au-delà de toutes les idéologies politiques pour non seulement sauver la Côte d'Ivoire d'un péril totalitaire qui pointe déjà du nez.

Mais, et surtout pour sauver cette démocratie déjà gravement étouffée que l'on est finalement en train d'étrangler pour la substituer au monolithisme anticonstitutionnel et rétrograde. Au vu de tous ces événements politiques malheureux et indignes de la Côte d'Ivoire qui se succèdent et se répètent dans notre pays sous nos yeux dépassés par tant de contrefaits politiques et anti démocratiques.

La bouée de sauvetage patriotique et politique de notre pays est désormais entre les seules mains patriotiques unies de Bédié et de Gbagbo pour sauver la Côte d'Ivoire et la Démocratie pluraliste, et les tirer vers le haut. Le pays regarde en ce moment les deux anciens chefs d'Etat !

Henri Konan Bédié a, durant toute sa longue carrière politique, oeuvré pour la sauvegarde de l'identité nationale ivoirienne, pour la paix, la stabilité politique durable et pour la démocratie apaisée. Laurent Gbagbo s'est battu, dans son opposition politique aux régimes du PDCI-RDA, contre vents et marées, pour l'instauration du multipartisme et pour le développement de la démocratie pluraliste. Observeront-ils sans réaction qu'il n'en soit plus ainsi?
Devant l'histoire, ils ont l'obligation

De leur vivant, même si dans un passé récent, ils n'avaient pas pris conscience qu'ils devaient réussir à s'accorder uniquement sur la seule Côte d'Ivoire pour se mettre ensemble et oeuvrer de commun accord pour la protéger contre tous les prédateurs véreux et sans scrupules, d'ici et d'ailleurs. Ils ont, aujourd'hui et demain, la lourde responsabilité politique historique de jouer crânement et pleinement leur partition commune pour la sauver définitivement des mains amatrices et non expertes.

En disant, haut et fort, et à la face des Ivoiriens et de la communauté internationale : " Holà ! Ça suffit maintenant ! 20 années après, ça suffit en 2020! Trop, c'est trop. Sauvons la Côte d'Ivoire maintenant ! " Sans quoi, ils auront politiquement oeuvré inutilement dans leur existence contre la Côte d'Ivoire. Que DIEU leur mette à coeur ce baroud d'honneur patriotique, ce sursaut national à nul autre pareil à cause de la Côte d'Ivoire et des Ivoiriens! Les Ivoiriens leur seront éternellement reconnaissants. Amen !

Ange Dagaret-Dassaud, Citoyen ivoirien, Historien Politologue)
source : afriksoir.net    |    auteur : Ange Dagaret

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