Crise postélectorale en Côte d'ivoire/ Eugène Djue déplore: ''Aucun acte concret n'a été posé dans le sens de l'apaisement''

  • publiè le : 2020-11-20 13:43:33
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Crise postélectorale en Côte d'ivoire/ Eugène Djue déplore: ''Aucun acte concret n'a été posé dans le sens de l'apaisement''

(Photo d'archives pour illustrer l'article)

Une volonté annoncée d'apaisement, mais sans acte concret...Pour une bonne partie de l'opinion publique Ivoirienne, si le chef de l'état, Alassane Ouattara, dont la réélection controversée le 31 Octobre dernier, reste vivement contestée par l'opposition politique, a tenté d'envoyer à travers son appel du 09 Novembre, un signal fort à la communauté internationale, les actes consécutifs à cet appel au dialogue, laissent planer le doute sur la sincérité de cette initiative.

Jusque-là, la plupart des militants et cadres de l'opposition détenus par les autorités judiciaires, n'ont toujours pas été libérés. Pis, les arrestations se poursuivent dans les rangs des opposants au régime d'Alassane Ouattara, et certains leaders, à l'instar du président de l'UDPCI, Abdallah Mabri Toikeusse, restent activement recherchés. Face à cette situation qui menace de saper les efforts de rapprochement entre les protagonistes de la crise postélectorale en cours, d'autant plus que l'opposition avec à sa tête, Henri Konan Bédié, continue d'exiger la libération des prisonniers et le retour des exilés avant toute ouverture de négociations, Eugène Kouadio Djue, vice-président du Front Populaire Ivoirien ( FPI) et ancien leader de la galaxie patriotique, a décidé de monter au créneau.

Dans une contribution dont il nous a envoyé copie ce Vendredi 20 Novembre, il fait ce constat alarmant : "Deux semaines après l'adresse à la nation du PR Ouattara, à la suite de la confirmation de sa réélection par le conseil constitutionnel, la situation politique reste certes calme, mais un calme précaire et fragile, qui si rien n'est fait, peut encore tourner aux manifestations et à la violence''. Selon lui, "aucun acte concret n'a été posé dans le sens d'un véritable apaisement ,en dehors de la levée du blocus autour de la résidence du Président Bedie, et celle du Docteur Assoua Adou''. Une situation qui l'amène à conclure que "le gouvernement ne veut rien lâcher''.

Les points importants, tels que le retour des exilés politiques, la levée effective des blocus autour des résidences d'autres leaders de l'opposition tels que Mamadou Koulibaly ou Hubert Oulaye, et la libération des prisonniers, demeurent, selon lui. D'où son appel à privilégier le dialogue sincère, car, soutient-t-il, %u2018'En tout état de cause, il n'est jamais tard pour bien faire. La Paix n'a pas de Prix''.


auteur : Raoul Mobio

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