De retour au pays, 2 ivoiriennes violées au Maroc racontent en pleurs leur calvaire

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De retour au pays, 2 ivoiriennes violées au Maroc racontent en pleurs leur calvaire

(Photo d'archives pour illustrer l'article)

Face à la presse, samedi 17 mars 2018 à Abidjan , Chantal Koré et Nina Ozoua, deux Ivoiriennes victimes de séquestration et d'abus sexuels à Casablanca, au Maroc, ont témoigné.

Chantal Koré a raconte : « Nos bourreaux étaient au nombre de quatre, ils nous ont battues avec de gros bâtons, puis des barres de fer. Puis, moi par exemple, ils m'ont giflée au visage avec un bidon plein de 5 litres d'eau. Ils nous réclamaient des rançons de 500 euros (soit, 327.500 FCFA/Ndlr). Ces jeunes nous ont frappées pendant 5 heures. Nos bourreaux ont fait tout ce qu'ils voulaient sur nous. Vous comprenez, je ne peux pas rentrer dans les détails (elle éclate en sanglots, sa camarade également : Ndlr).

Ils disaient qu'ils ont été payés pour cela. Pendant qu'ils attendaient la rançon de nos parents, nous avons subi toutes sortes de tortures. Après avoir abusé de nous, nous étions nues lorsqu'ils nous marchaient dessus. Et cette horrible torture s'est poursuivie sous la douche où ils nous ont jetées, avec des plaies partout sur le corps, ils ont versé de l'eau savonneuse sur notre corps pour nous demander de nous laver. Pendant ce temps, ils avaient dans leurs mains des objets de tout genre qu'ils faisaient promener sur tout notre corps. (...)

Ce sont les Ivoiriens du Maroc, avec à leur tête une dame, l'une de nos compatriotes, informés du calvaire que nous vivions qui sont arrivés pour nous sortir des griffes de nos bourreaux. Aujourd'hui, l'affaire est entre les mains des tribunaux marocains et la Police marocaine qui fait bien son travail, a mis la main sur la principale commanditaire de notre enlèvement et notre séquestration. Elle a été arrêtée avec l'un de ses complices, les autres sont en fuite».

Nina Ozoua, également en pleurs, a ajouté : «Aujourd'hui, nous sommes des femmes souillées, notre intégrité a pris un coup. Nous avons été humiliées et bafouées. Je ne sais pas pourquoi tout cela a été diffusé sur les réseaux sociaux (elle se met à pleurer : Ndlr). Que diront nos enfants plus tard. Nous, en tant que femmes avons été touchées dans notre chaire avec ce que nous avons subi. Nos bourreaux ont fait de nous des objets sexuels. Ils se sont permis de faire tout ce qu'ils voulaient à des femmes sans défense que nous sommes.

À présent, nous voulons que justice soit faite à travers le procès que nous attendons tous. Et pour que ce procès aboutisse, nous prions nos autorités qui n'ont pas été indifférentes à nos souffrantes au Maroc pour qu'elles fassent à sorte que Me Dogo Koudou Martin, soit notre principal conseil pour le procès parce qu'il connait mieux le dossier pour avoir été celui-là même qui a accepté de nous défendre gratuitement, au début même de l'affaire».

Elles ont adressé leurs "sincères remerciements aux Ivoiriens pour leur soutien en ces difficiles instants''. Elles ont ensuite exprimé leur reconnaissance aux autorités ivoiriennes : « Nous remercions le Président de la République, le président de l'Assemblée nationale, le ministre des Affaires étrangères, le Ministre de l'Intégration africaine et des Ivoiriens de l'extérieur, et l'ambassadeur de la Côte d'Ivoire au Maroc, ainsi que le pasteur Makosso ».

Maître Dogo Martin Koudou a souhaité que ses clientes continuent de bénéficier de soutiens de tous genres aussi bien de la part des autorités ivoiriennes qu'au niveau des Ivoiriens qui selon lui, «ont toujours été formidables et surtout solidaires dans ce type de situation».

Claude Dassé
source : afrikipresse.fr

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