Nommé Médiateur, Adama Toungara refuse de démissionner de la mairie d'Abobo, Ado impuissant

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Nommé Médiateur, Adama Toungara refuse de démissionner de la mairie d'Abobo, Ado impuissant

(Photo d'archives pour illustrer l'article)

Nommé Grand médiateur de la République, le 4 avril 2018, Adama Toungara refuse de démissionner de la mairie d'Abobo depuis plus d'un mois.

Alerté, le président Alassane Ouattara semble impuissant face à la douce rébellion de son ancien ministre de l'Energie et ami de longue date qu'il avait d'ailleurs rappelé à la présidence, à sa sortie du gouvernement.

Quand va-t-il partir ? La question revient depuis un mois, dans les couloirs de la marie d'Abobo. Plus d'un mois après sa nomination, Adama Toungara refuse toujours de céder sa place de maire de la mairie d'Abobo, commune où il est par ailleurs député.


Et pour bien marquer sa rébellion, même si Toungara se présente aux cérémonies officielles, en sa qualité de président d'institution de la République (installation du sénat, fête du travail, etc.), celui-ci n'a pas encore officiellement pris fonction à la Grande médiature.

En violation flagrante de la constitution, en son article 167 qui souligne : « Les fonctions de Médiateur de la République sont incompatibles avec l'exercice de toute fonction politique, de tout autre emploi public et de toute activité professionnelle ».

« la raison principale est purement et simplement pécuniaire. En août 2017, le gouvernement a voté, à titre exception, une rondelette somme de 173 milliards FCFA, soit près de trente-cinq fois le budget de la commune d'Abobo »

En réalité, si Toungara refuse de partir de la tête de la commune, ce n'est pas parce qu'il aime tant les Abobolais ou souhaite continuer sa « belle » oeuvre à PK18, Derrière Rails, etc. Non, si Toungara refuse de partir, c'est parce qu'il ne veut pas que la commune tombe entre les mains de Jeanne Peuhmond, sa première adjointe au maire et ennemie jurée.
Une affaire de milliards...

Celle-ci et ses proches qui avaient trinqué à la nomination « au garage » comme on plaisantait dans le camp Peuhmond, de Toungara, avaient d'ailleurs naïvement cru que l'ancienne ministre (qui est aussi députée) serait élue maire par le conseil municipal, au lendemain de l'installation du sénat (12 avril 2018), où le bruit avait couru qu'une session aurait été convoquée.

Mais il ne faut s'y méprendre, cette raison est secondaire, la raison principale est purement et simplement pécuniaire. En août 2017, le gouvernement a dégagé, à titre exception, une rondelette enveloppe de 173 milliards FCFA, soit près de trente-cinq fois le budget de la commune d'Abobo et près de cinquante fois le budget de la médiature de la République. Les premiers projets dans le domaine de la sécurité et de l'électricité, co-gérés par la mairie, ont commencé à voir le jour. Voici donc la raison principale de la « rébellion » de Toungara.


source : ivoiresoir.net    |    auteur : Elvire Ahonon

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