Couvre-feu lié au Coronavirus en Côte d'Ivoire : Les violences sur les civils, excèdent les populations

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En Côted'Ivoire, les violences exercées par les Forces armées, en application ducouvre-feu, instauré, ce Mardi 24 Mars, par le Chef de l'Etat Ivoirien,commencent à exaspérer les populations. Moins de 48 heures, après l'entrée envigueur de cette mesure, censée limiter les contacts des populations, parcrainte de propagation du Coronavirus, plusieurs cas de violences sur descivils ont été rapportés.
Desimages choquantes, d'individus, aux visages tuméfiés, ont abondamment circulé,sur les réseaux sociaux, dans la journée du Mercredi 25 Mars. Si, certainssoutiennent ces actes de brutalité, commis par les Forces armées, d'autres parcontre, déplorent l'usage disproportionné de la force, sur des personnes,souvent contraintes de s'attarder dehors, au-delà de 21 h, pour des raisonsindépendantes de leur volonté.
Pourceux, qui habitent en zone périphérique, et qui, ont des difficultés pourtrouver les moyens de transport, à temps, pour regagner leurs véhicules, lesrisques de subir le courroux, des hommes en armes, sont réels. Un ouvrier,résidant dans le quartier de Gonzagueville, et qui avait dû, rentrer chez lui,autour de 21 h 30, ce Mercredi 25 Janvier, confiait à un proche, avoir peur dese rendre au service. "Pour des gens, comme nous qui luttons pour avoir lesvéhicules, pour rentrer-là, ce n'est pas facile...Mais, ça là, ils ne vont pascomprendre ça'', se lamentait-t-il. En effet, les personnes dans ce cas, sontnombreuses.
Selonles textes de loi, régissant l'application du couvre-feu, " Laviolation du couvre-feu est passible d'une peine d'emprisonnement d'un à troisans et d'une amende de 20.000 à 2 millions de francs CFA, au regard desdispositions de l'article 8 de la loi n°59-231 du 7 novembre 1959. En outre,une telle violation, également constitutive d'atteinte à l'ordre public, estpunie, aux termes de l'article 179 du Code pénal, d'une peine d'emprisonnementde trois à cinq ans''.
Dansle cas spécifique de la crise épidémiologique du coronavirus, "toute personne se rendant coupable d'une violation de cesmesures et qui aura été testée positive à la maladie à Coronavirus, serapoursuivie pour mise en danger d'autrui, fait passible d'une peine d'emprisonnementd'un à trois ans et d'une amende de 300 000 à 3 millions de francs CFA,conformément à l'article 393 du Code pénal''.
Ceci, dit,les bastonnades et autres violences physiques, exercées sur les populationssont condamnables, au regard de la loi. Si, pour l'heure, aucun délai n'a étéfixé, pour l'application de la mesure de couvre-feu, les autorités judiciaires,en charge des affaires militaires, gagneraient à recadrer les éléments déployéssur le terrain, de peur d'attiser le sentiment d'hostilité, qui tend à naîtrechez les populations.

auteur : Raoul MOBIO

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